(En français plus bas.)

As a child, I became suddenly and deeply afraid of Water.
From that initial fear, a longing grew—a need to rebuild trust, to form a connection. I began to tiptoe around Water, cautiously, curiously.
Over time, I developed a habit—a practice?—of speaking to bodies of Water.
A few years ago, during meditation, I heard the words: « I am daughter of water. »
Later, I discovered that Iemanjà is honored on February 2nd—my birthday. I took it as a kind of blessing.
(Iemanjà is a Water deity originally honored in west Africa, within the Yoruba’s faith, that travelled to Brazil during the 16th-century slave trade and diaspora, and became part of the Candomble religion. She is now the Queen of the Ocean, patron of fishermen and shipwreck survivors, the feminine force of creation, and the spirit of moonlight.)

After the joy of interviewing people for the creation of three editions of a neighborly Gazette (La Gazette du Kozhkêr) in 2023/24, I felt called to begin a new publication. I envisioned a series of five, each one devoted to one of the elements—beginning with Water.

That fall, I began interviewing people about their relationship with Water.
At the same time, I started journaling daily with Water.
Here are the interviews, and maybe excerpts from my diary.

As you will notice as I spell Water with a capital W, to emphasize the fact that Water has a consciousness of its own.

꩜꩜꩜

Enfant, je suis soudainement devenue terrifiée par l’Eau. 
De cette peur est né un désir et un besoin de retrouver confiance, de créer un lien. J’ai commencé à m’approcher de l’Eau, avec prudence et curiosité.
J’ai pris l’habitude de parler aux rivières, aux étangs, à la mer. C’est même devenu une pratique.
Il y a quelques années, pendant une méditation, j’ai entendu ces mots :
« I am daughter of Water. » = Je suis fille de l’Eau.
Plus tard, j’ai découvert que Iemanjà était célébrée le 2 février, le jour de mon anniversaire. Je l’ai pris comme une sorte de bénédiction.
Iemanjà est une divinité de l’Eau, originellement honorée en Afrique de l’Ouest dans la foi yoruba. Elle a voyagé jusqu’au Brésil au XVIᵉ siècle avec la traite des esclaves et la diaspora, et est devenue partie intégrante de la religion du Candomblé. Elle est la reine de l’Océan, la protectrice des pêcheurs et des de naufragés, une force féminine de création, connectée à la Lune.

En 2023/24 j’ai eu la joie la joie d’interviewer des personnes pour les trois éditions d’une gazette de voisinage, La Gazette du Kozhkêr. Quand ce projet s’est terminé, j’ai ressenti l’envie de créer une nouvelle publication. J’ai imaginé une série de cinq numéros, chacun consacré à l’un des éléments, en commençant par l’Eau.

Cet automne-là, j’ai commencé à interviewer des personnes au sujet de leur relation à l’Eau.
 En parallèle, j’ai commencé à tenir un journal quotidien avec l’Eau.
Voici les entretiens, et peut-être des extraits de mon journal.

J’écris Eau avec une majuscule, pour souligner le fait que l’Eau possède sa propre conscience.